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Réforme de la TVA des OPCO en 2026

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Réforme de la TVA des OPCO en 2026 - Calendrier et subrogation

La réforme 2026 du régime de TVA des OPCO ne supprime pas juridiquement la subrogation de paiement, mais elle en modifie les modalités selon les dispositifs et les opérateurs. Le double calendrier de la réforme, les nouvelles règles applicables à compter du 1er octobre 2026, les modalités de maintien ou de suppression de la subrogation annoncées par plusieurs OPCO, ainsi que les précautions à prendre pour sécuriser les demandes de prise en charge et anticiper les remboursements.

25 juin 2026 - Mis à jour le 8 août 2026

Actualisation du 8 août 2026. Plusieurs OPCO ont précisé depuis la publication initiale leurs modalités de prise en charge et de subrogation applicables à l’automne 2026, notamment AKTO, Constructys, Opco EP et OCAPIAT.

Nature juridique de la réforme. Un sujet fiscal, pas une suppression de la subrogation

La subrogation de paiement permet à l'OPCO de régler directement à l'organisme de formation la part de la prestation qu'il finance. L'entreprise n'a donc pas à avancer cette part, mais elle peut rester redevable d'un reste à charge si le montant pris en charge ne couvre pas l'intégralité du coût de la prestation, comme le précise Atlas dans ses conditions de règlement.

Aucun texte législatif ou réglementaire publié et identifié à la date de la présente synthèse ne prévoit une suppression générale de la subrogation de paiement au 1er octobre 2026. Les limitations annoncées résultent principalement des nouvelles règles fiscales relatives à la TVA et des modalités de gestion adoptées par chaque OPCO et non d'une modification du droit du travail relatif au financement de la formation.

Depuis le transfert de la collecte des contributions légales aux URSSAF et à la Mutualité sociale agricole, l'administration fiscale considère que certaines activités des OPCO constituent des prestations de services soumises à la TVA, notamment celles rendues :

  • à France compétences, dans le cadre des conventions d'objectifs et de moyens (COM) ;
  • aux cofinanceurs publics ou conventionnels ;
  • aux entreprises, au titre de certains frais de gestion liés aux contributions conventionnelles ou aux versements volontaires.

Le nouveau régime fiscal des OPCO limite leur droit à déduction de la TVA dans certaines configurations. Cette évolution conduit les OPCO à modifier leurs circuits de paiement et, selon les dispositifs, à réduire le recours à la subrogation. Elle ne modifie pas le régime de TVA propre aux organismes de formation.

Selon le rapport IGAS, le changement de régime fiscal n'interdit pas juridiquement la subrogation. Toutefois, dans le nouveau schéma fiscal présenté par la mission, seule l'entreprise peut exercer le droit à déduction de la TVA lorsqu'elle remplit les conditions requises. Cette situation soulève des difficultés pratiques de facturation et explique en partie la réduction du recours à la subrogation.

Calendrier de la réforme

Selon le rapport IGAS, la réforme a été annoncée par une note de la Direction de la Législation Fiscale (DLF) de février 2025, notifiant aux onze OPCO la fin du régime dérogatoire de TVA dont ils bénéficiaient.

Le rapport IGAS précise que cette note « ne fait que confirmer des orientations et premiers travaux techniques initiés dès 2021 » et fixait l'entrée en vigueur initiale au 1er janvier 2026. Il précise également que le régime dérogatoire de TVA « avait régulièrement été confirmé par les services fiscaux », sans en dater précisément l'origine.

La mise en œuvre de la réforme suit un double calendrier, confirmé par le communiqué de presse inter-OPCO du 16 avril 2026 :

  • la facturation à France compétences des frais de gestion, d'information et de missions (FGIM) est soumise à la TVA dès le 1er janvier 2026 ;
  • les autres dispositions prévues par la réforme, notamment celles qui affectent les modalités de prise en charge et de subrogation, s'appliquent à compter du 1er octobre 2026.

Ce calendrier général n’exclut pas des dates de bascule opérationnelle propres à chaque OPCO. OCAPIAT prévoit par exemple une évolution de ses modalités de remboursement dès le 1er septembre 2026, avant l’évolution de la subrogation au 1er octobre 2026.

Les communications d'Atlas et de l'Opcommerce destinées aux entreprises mettent principalement en avant le 1er octobre 2026, date d'application de leurs nouvelles modalités de prise en charge et de subrogation. Elles ne traitent pas du régime des FGIM facturés à France compétences. L'absence de cette mention ne remet donc pas en cause le double calendrier établi par le communiqué inter-OPCO.

Le communiqué confirme également l'existence de deux rescrits fiscaux de la DLF, datés de mi-novembre 2025 et mi-février 2026, par lesquels la DLF a conclu à l'assujettissement des OPCO à la TVA. Le texte intégral de ces deux rescrits n'est cependant pas publié dans les sources consultées. Leur motivation détaillée et leur portée complète, opération par opération, restent à vérifier.

Le rapport définitif de l'IGAS (n° 2025-018R, daté d'octobre 2025) confirme expressément le maintien de la subrogation : « Le changement de régime fiscal annoncé concerne la subrogation : elle reste possible, mais seule l'entreprise est habilitée à exercer le droit à déduction. ». Cette conclusion signifie que la subrogation n'est pas fiscalement impossible, elle ne signifie pas que chaque OPCO continuera à la proposer pour tous les dispositifs. Les communications examinées montrent que les OPCO retiennent des périmètres de subrogation différents selon les dispositifs et les modalités de financement.

Le circuit applicable en l'absence de subrogation

En l'absence de subrogation, le circuit suit le schéma général suivant.

Les pièces exigées, la nécessité ou non d'une facture acquittée et les délais variant toutefois selon l'OPCO et le dispositif (cf. point "Les exceptions, à examiner OPCO par OPCO") :

  1. L'entreprise dépose une demande de prise en charge ;
  2. l'OPCO notifie son accord, son plafond et ses conditions ;
  3. l'organisme de formation réalise la prestation et facture directement l'entreprise ;
  4. l'entreprise règle la facture ;
  5. elle adresse à l'OPCO une demande de remboursement accompagnée des pièces requises ;
  6. l'OPCO rembourse la dépense dans la limite de son engagement, sur la base retenue par ses propres règles.

Le paiement de la facture ne garantit pas le remboursement. L'obtention de l'accord de prise en charge dépend des règles d'éligibilité, des priorités, des plafonds et des critères de financement applicables au dispositif et à la branche concernés (cf. art. L. 6332-17 du Code du travail pour le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés, sans que cette règle se généralise nécessairement à tous les dispositifs), ainsi que de la certification du prestataire lorsqu'elle est requise en application de l'article L. 6316-1 du Code du travail. Une fois l'accord émis, le remboursement reste subordonné au respect de ses conditions, à la réalisation effective de l'action et à la transmission des justificatifs exigés par l'OPCO.

L'article R. 6332-26 du Code du travail permettait déjà à l'OPCO, dans sa version applicable du 1er janvier 2024 au 28 février 2026, d'effectuer un contrôle de service fait ou un contrôle de la qualité des actions, et de demander à l'organisme de formation ou à l'employeur tout document complémentaire en cas de plainte ou d'anomalie relative à l'exécution de l'action financée. Depuis le 1er mars 2026, le décret n° 2026-133 du 27 février 2026 prévoit que le contrôle de la qualité peut être effectué sur pièces et sur place, et non plus seulement sur place. Il étend également l'absence de prise en charge au défaut de transmission des pièces demandées lors d'un contrôle de la qualité.

Les exceptions, à examiner OPCO par OPCO

Les règles ne sont pas uniformes. Chaque OPCO détermine les modalités applicables selon les dispositifs et les sources de financement.

Depuis la publication initiale de cet article, plusieurs opérateurs ont précisé leurs modalités pour l’automne 2026. Outre Atlas et L’Opcommerce, des communications officielles ont notamment été publiées par AKTO, Opco EP, Constructys et OCAPIAT.

Les exemples détaillés ci-dessous concernent Atlas et L’Opcommerce. Ils ne constituent pas une présentation exhaustive des règles applicables aux onze OPCO. Les modalités doivent être vérifiées auprès de l’opérateur concerné et selon le dispositif mobilisé.

Atlas

Atlas confirme que la subrogation de paiement ne peut être proposée, à compter du 1er octobre 2026, que dans les cas suivants :

  • Plan de développement des compétences (PDC) des entreprises de moins de 50 salariés, sur demande de l'entreprise lors du dépôt du dossier ;
  • Formations campusAtlas, subrogation automatiquement appliquée (cap compétence par campusAtlas constitue une offre rattachée à campusAtlas, non une quatrième catégorie distincte) ;
  • Contrats d'apprentissage, subrogation automatiquement appliquée. Le rapport IGAS précise que ce sont précisément les financements des CFA qui restent hors champ d'application de la TVA, une portée plus ciblée que l'ensemble du contrat d'apprentissage pris globalement.

En l'absence de subrogation, le prestataire adresse sa facture et un certificat de réalisation à l'entreprise, qui règle la facture puis dépose une demande de remboursement dans myAtlas Entreprise, accompagnée de la facture, acquittée ou non, et du certificat de réalisation. La prise en charge d'Atlas porte uniquement sur les dépenses hors taxes (HT).

L'Opcommerce

L'Opcommerce maintient la subrogation pour les coûts pédagogiques des dispositifs suivants : les contrats d'apprentissage, et le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés hors formations cofinancées sur fonds publics ou conventionnels.

À compter des engagements ou accords de prise en charge émis à partir du 1er octobre 2026, l'Opcommerce supprime la subrogation, quelle que soit la taille de l'entreprise, pour les contrats de professionnalisation, les périodes de reconversion et les actions financées conjointement par plusieurs financeurs (versement volontaire et/ou financements publics, conventionnels ou privés, appels à projets, conventions partenariales). La subrogation est également supprimée pour les actions initiées par les entreprises de plus de 50 salariés.

En l'absence de subrogation, l'entreprise règle le prestataire puis adresse une demande de remboursement via son espace Web Services Entreprise. Cette demande n'est pas une facture et ne comporte aucune référence à la TVA ; elle doit être accompagnée des pièces justificatives requises selon le dispositif (certificat de réalisation, facture du prestataire à l'entreprise et, pour certains dispositifs, justificatifs de salaire ou notes de frais). L'Opcommerce rembourse sur la base du montant hors taxes (HT), sous 30 jours à compter de la complétude du dossier.

Les exceptions doivent être vérifiées OPCO par OPCO. Leur périmètre n'est pas identique d'un opérateur à l'autre, notamment pour les contrats de professionnalisation et les cofinancements. Ne jamais présumer qu'une règle annoncée par un OPCO s'applique à un autre. Les modalités de subrogation, de remboursement et de transition doivent être vérifiées auprès de l'opérateur concerné.

Fondement légal des dispositifs concernés

L'article L. 6332-14 du Code du travail fonde la prise en charge des contrats d'apprentissage et de professionnalisation par l'opérateur de compétences.

L'article L. 6332-14-1 du Code du travail, en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (créé par la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025), fonde le financement par l'OPCO des périodes de reconversion, le dispositif que l'Opcommerce range explicitement parmi ceux soumis au nouveau circuit.

L'article L. 6332-17 du Code du travail fonde la nature des dépenses finançables au titre du PDC des entreprises de moins de 50 salariés par la section dédiée de l'OPCO.

Ces trois articles déterminent les dépenses finançables par l'OPCO ; ils ne créent pas, en eux-mêmes, un droit à la subrogation de paiement, celle-ci relève des modalités de gestion propres à chaque OPCO.

OPCO Santé et Uniformation présentent une particularité structurelle. Selon le rapport IGAS, ces deux opérateurs ont exercé un « droit d'option » leur permettant d'être exonérés de TVA, alors que les neuf autres OPCO ont choisi l'assujettissement. Le communiqué inter-OPCO du 16 avril 2026 précise seulement qu'OPCO Santé et Uniformation, compte tenu de leurs spécificités, ne sont pas concernés par cette communication, il ne permet pas à lui seul de déterminer s'ils suivent le même calendrier que les neuf signataires. Les conséquences opérationnelles des évolutions fiscales de 2026 pour ces deux OPCO ne sont pas documentées dans la présente synthèse et doivent être vérifiées auprès de leurs communications et conditions générales de gestion propres.

Illustration des impacts selon la taille de l'entreprise

Le tableau suivant compare uniquement les règles identifiées chez Atlas et L'Opcommerce. Il ne doit pas être généralisé aux autres OPCO, dont les modalités peuvent différer selon les dispositifs, les financements mobilisés et les règles transitoires retenues.

Atlas L'Opcommerce
Moins de 50 salariés PDC. Subrogation possible sur demande de l'entreprise. CampusAtlas et apprentissage : subrogation automatique. PDC hors cofinancement public ou conventionnel, subrogation maintenue. Apprentissage, subrogation maintenue. Contrats de professionnalisation, périodes de reconversion et cofinancements visés par l'Opcommerce, nouveau circuit de remboursement.
50 salariés et plus Subrogation limitée aux campusAtlas et à l'apprentissage ; le reste bascule vers le nouveau circuit (remboursement). Actions initiées par les entreprises de plus de 50 salariés explicitement soumises au nouveau circuit, de même que la professionnalisation, la reconversion et certains cofinancements.

Lorsque le dossier bascule vers un remboursement à l'entreprise, celle-ci doit notamment anticiper l'avance de trésorerie, le délai de remboursement et, le cas échéant, le traitement de la TVA.

La liberté de choix de l'organisme de formation n'est pas nouvelle

L'entreprise était déjà libre de choisir son organisme de formation, en application de l'article L. 6351-1 A du Code du travail. « L'employeur est libre de choisir l'organisme de formation, enregistré conformément aux dispositions de la section 2 ou en cours d'enregistrement, auquel il confie la formation de ses salariés. » La fin du paiement direct ne crée donc pas une nouvelle liberté d'achat.

Les communications d'Atlas et de l'Opcommerce destinées aux entreprises mettent principalement en avant le 1er octobre 2026, date d'application de leurs nouvelles modalités de prise en charge et de subrogation. Sur le plan pratique, il s'agit ici d'une déduction opérationnelle, non d'une règle juridique tirée des sources. La fin du paiement direct peut conduire l'entreprise à formaliser davantage sa relation contractuelle avec le prestataire dont négociation des prix, des échéances, des conditions d'annulation, des objectifs pédagogiques et des livrables.

Cette liberté contractuelle reste distincte du droit au financement. L'OPCO conserve ses critères, plafonds et contrôles. La certification prévue à l'article L. 6316-1 du Code du travail demeure requise lorsque le prestataire est financé par un OPCO ou par l'un des autres financeurs mentionnés par cet article (l'État, les régions, la Caisse des dépôts et consignations, France Travail, l'Agefiph, les CPIR notamment), sous réserve des régimes particuliers prévus par le Code du travail.

Sécuriser les dossiers avant le 1er octobre 2026

Les critères transitoires diffèrent selon les opérateurs :

  • L'Opcommerce retient les engagements ou accords de prise en charge émis à compter du 1er octobre 2026 ;
  • Atlas retient les dossiers déposés à compter de cette date.

Atlas confirme officiellement sur son site que les nouvelles modalités s'appliquent aux dossiers déposés à compter du 1er octobre 2026, et qu'une entreprise souhaitant bénéficier des modalités actuellement en vigueur doit déposer sa demande avant le 15 septembre 2026 afin de permettre son instruction par Atlas avant l'entrée en vigueur de la réforme.

Le traitement exact des demandes déposées entre le 16 et le 30 septembre 2026 n'est pas parfaitement explicité par la communication Atlas consultée. Atlas indique seulement que le dépôt avant le 15 septembre vise à « permettre son instruction » avant l'entrée en vigueur de la réforme, ce qui n'équivaut pas à une garantie d'instruction achevée ni d'accord de prise en charge.

Pour une demande déposée après cette date, il est prudent de vérifier auprès d’Atlas les modalités qui seront effectivement appliquées au dossier.

Dans tous les cas, il est recommandé de vérifier dans l’accord de prise en charge ou, en cas de doute, auprès de l’OPCO :

  • la date ou l'évènement déclenchant la bascule (dépôt, engagement, accord ou date de début de formation) ;
  • les dispositifs concernés ;
  • le traitement des dossiers déjà déposés ou engagés ;
  • la base de remboursement retenue (hors taxes ou toutes taxes comprises).

La facturation électronique est une réforme distincte, au calendrier proche

À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, y compris celles bénéficiant de la franchise en base, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques transmises via une plateforme agréée. Le calendrier d'émission est distinct : il s'impose aux grandes entreprises et ETI à compter du 1er septembre 2026, et aux PME et microentreprises à compter du 1er septembre 2027. Cette réforme est confirmée et distincte de celle de la subrogation, mais son calendrier s'y superpose.

Le numéro de dossier permettant de rattacher une facture ou une demande de remboursement au dossier OPCO concerné n'est pas, en tant que tel, une mention légale issue de la réglementation générale sur la facturation électronique. Il s'agit d'une exigence de gestion propre à chaque opérateur. L'Opcommerce, par exemple, en fait une mention obligatoire sur toute facture adressée à l'Opcommerce pour le règlement d'un dossier, non une mention générale applicable à l'ensemble des factures de l'entreprise. L’obligation de réception des factures électroniques et le recours à une plateforme agréée relèvent du cadre réglementaire général.

Les organismes de formation réalisant des opérations exonérées de TVA ne sont pas soumis à l'obligation d'émettre des factures électroniques pour ces opérations exonérées. Ils restent en revanche tenus d'être en capacité de recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs à compter du 1er septembre 2026.

Check-list de préparation avant le 1er octobre 2026

Action Détail
Cartographier Lister les formations et dispositifs de financement en cours et prévus pour le second semestre 2026.
Chiffrer Évaluer le volume de trésorerie à avancer selon les dispositifs concernés.
Vérifier la TVA Confirmer le droit à déduction de l'entreprise sur les factures désormais émises à son nom.
Adapter les process Mettre à jour les conventions et procédures comptables internes ; organiser le suivi des remboursements.
Facturation électronique S'assurer d'être en capacité de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026.
Solliciter l'OPCO par écrit Date ou critère de bascule, dispositifs concernés, traitement des dossiers en cours, ne présumer aucune règle uniforme entre opérateurs.
Anticiper les demandes Déposer les demandes de prise en charge (non les accords, qui sont émis par l'OPCO) suffisamment en amont de la date de bascule applicable, après vérification écrite du critère transitoire retenu par l'OPCO concerné.

 Sources

Sources juridiques

  • Code du travail : art. L. 6332-14, L. 6332-14-1, L. 6332-17, L. 6351-1 A, L. 6316-1, R. 6332-26 (Légifrance).
  • Décret n° 2026-133 du 27 février 2026, modifiant l'art. R. 6332-26 du Code du travail, applicable depuis le 1er mars 2026.
  • Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 (création de l'art. L. 6332-14-1, en vigueur depuis le 1er janvier 2026).

Sources institutionnelles et opérationnelles

  • Rapport IGAS « Contrôle de l'efficience comparée des onze opérateurs de compétences » (n° 2025-018R), rapport définitif daté d'octobre 2025, mis en ligne sur igas.gouv.fr en novembre 2025.
  • Communiqué de presse inter-OPCO, « Réforme fiscale au 1er octobre 2026 : les OPCO préparent son entrée en vigueur et mettent tout en œuvre pour limiter les impacts pour les entreprises et le départ en formation de leurs salariés », signé par neuf OPCO (Afdas, Akto, Atlas, Constructys, Ocapiat, Opco 2i, Opco EP, l'Opcommerce, Opco Mobilités), Paris, 16 avril 2026.
  • Communications officielles et pages dédiées d'Atlas et de L'Opcommerce relatives aux nouvelles modalités de prise en charge et de subrogation.
  • AKTO, « Facturation électronique et réforme de la TVA des OPCO : ce qui change pour vous en 2026 ». Publié le 24 juin 2026, mis à jour le 17 juillet 2026.
  • Constructys, « Réforme TVA / paiement des formations : un dispositif transitoire mis en place à compter du 1er octobre », 6 juillet 2026.
  • Opco EP, « Réforme de la TVA : ce qui change pour vos demandes de prise en charge de formation », 24 juillet 2026.
  • OCAPIAT, « Réforme fiscale TVA applicable aux OPCO : impacts pour les entreprises des secteurs d'OCAPIAT », communication officielle 2026.
  • Documentation impots.gouv.fr et economie.gouv.fr relative à la facturation électronique et à la franchise en base de TVA.

 Sources secondaires

  • Centre Inffo, AEF Info et presse professionnelle spécialisée, utiles pour le contexte et la datation d'évènements, mais non constitutives de sources officielles ou juridiques primaires.

Documents non publiés à ce jour

  • Note de la Direction de la Législation Fiscale de février 2025 (date exacte non confirmée par une source primaire publique).
  • Prises de position fiscales de la DLF datées de mi-novembre 2025 et mi-février 2026 (contenu intégral non public).

(c) F. Makowski - Formateur et consultant en marchés publics pour entreprises et acheteurs publics - Ingénieur ENSEA et juriste en droit des contrats publics